La parodontite est une inflammation des tissus de soutien de la dent (os + gencive). On estime qu’il y a en France plus de 70 % de la population âgée de 35 ans et plus qui est concerné à différents niveaux de gravité par cette maladie. Les gencives rouges et douloureuses, qui saignent lors du brossage ainsi qu’une halitose sont des éléments qui doivent vous inciter à consulter votre dentiste.
Le parodonte est constitué de quatre tissus :
Cette pathologie résulte d’un déséquilibre de la flore buccale en faveur des bactéries nocives (parodontopathogènes). C’est donc une maladie inflammatoire, d’origine bactérienne, due à l’accumulation de la plaque dentaire : c’est le tissu blanchâtre qui se dépose sur les dents en fin de journée constitué principalement de bactéries, de protéine salivaire et de toxines. Si l’hygiène bucco-dentaire n’est pas irréprochable, la plaque dentaire va s’accumuler et se minéraliser pour former ce que l’on appelle le tartre.
Il y a deux types de maladie parodontale : la gingivite qui est une inflammation de la gencive due à la plaque dentaire. Cette pathologie est réversible si elle prise à temps.
Le stade suivant est la parodontite. Elle touche le parodonte profond, (complexe gencive + os), avec une perte d’attache de la gencive pour former ce que l’on appelle une poche parodontale. Au fond de ces poches, les bactéries peuvent proliférer ce qui aggrave tout le phénomène. Cette maladie peut être chronique ou agressive, localisée ou généralisée.
Les surfaces des racines vont peu à peu s’exposer et donner lieu à des douleurs et des sensibilités aux changements de température. Ceci est la conséquence de l’évolution de la maladie : les gencives se rétractent car il y a un effondrement du tissu de soutien (l’os).
Une mobilité accrue des dents avec l’apparition également d’abcès parodontaux peut survenir à certains stades avancés de la maladie parodontale. Ces signaux doivent alerter et il est primordial de ne pas trop attendre avant de consulter.
L’étape final est la perte des dents et toutes les conséquences : perte du pouvoir masticatoire, préjudice esthétique, baisse de la confiance en soi.
Un diagnostic précis devra être établis par votre chirurgien-dentiste. Une méthode efficace et adaptée de brossage devra être enseignée au fauteuil.
Aujourd’hui, on peut proposer plusieurs types de traitements. On essaie aujourd’hui d’être le moins traumatisant possible pour les tissus. On entrevoit les traitements chirurgicaux uniquement en dernier recours. Le principe est de montrer au patient une méthode de brossage adaptée à son cas. Cette manœuvre est un prérequis avant de commencer un éventuel traitement et compte pour 30 % dans la réussite du protocole.
Des séances de surfaçages sont proposées. C’est le fait de supprimer le tartre sous gingival bien évidemment sous anesthésie pour pallier aux sensibilités.
L’étape suivante est le passage du laser diode, sous eau oxygénée, pour aider les tissus à cicatriser et éliminer les bactéries au plus profond des poches. Au plus profond des poches, résident les bactéries les plus parodontopathogènes. Celles-ci sont très sensibles au rayonnement laser sous oxygène. De plus, le rayonnement apporte un saignement riche en facteur de croissance qui permet une cicatrisation plus aisée.
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